mardi 13 décembre 2011

La Chouette rouge

N°19 : La Chouette Rouge huile sur carton entoilé 35X27cm. Ce petit tableau de 1988 est la reprise d'un dessin effectué quelques années plus tôt.



Dream, craie à la cire sur papier peint vinylique 23.5X21.5cm

Dans le dessin à la craie, le dormeur est dessiné à gauche, par grattage. Alors que dans le dessin est représenté un jeune garçon semblable à moi-même, évidemment victime d'un cauchemar, dans la peinture, le personnage ne dort plus, il n'est plus passif : il est devenu l'artiste qui met en scène son univers au lieu de le subir. C'est à la fois le peintre et un écrivain comme l'indique le livre ouvert qui le surmonte. C'est une évocation d'André Gide, que j'avais beaucoup lu, mais la ressemblance n'est pas particulièrement recherchée, de crainte que le tableau n'en devienne trop anecdotique.
De l'esprit de l'écrivain émane un personnage moins grotesque, plus délibérément effrayant, que celui créé par le dormeur. Un personnage nu exsangue, apparaît dans la peinture, qui évoque le vampirisme. Son cœur est traversé par une pince qui est aussi une branche de l'arbre, ce qui était une vague indication est devenu un livre, un papillon de nuit. Cette façon d'interpréter des formes vagues deviendra un procédé récurrent.
On passe d'une scène fruste, brute, à un tableau plus traditionnel, plus léché aussi, cette évolution est certes conditionnée par le changement de technique mais aussi par le désir d'acquérir et de faire montre de davantage de métier.

lundi 31 octobre 2011

Le baiser


n°17. Le baiser, 1988 huile sur toile 33X24cm


n°18 Le Baiser 2 1988 huile sur toile 33X24cm

Le Baiser3 1988 pastel à l'huile sur papier 21X58cm

Le Baiser3 déc 87 pastel à l'huile sur papier 21X30cm

Cette série a été effectuée en 1987-1988, pour la cérémonie de notre mariage, j'ai choisi d'exposer le baiser (3) et Laurence un de ses propres dessins au fusain (reproduction ci-dessous). Puisque malgré les apparences nous étions un couple d'artistes.

Profil par Laurence fusain sur papier 21X58

vendredi 28 octobre 2011

Grand Visage bleu

16. Grand visage bleu (1988)
Huile sur toile 41X33cm

Le Souci (déc 1987)
craie grasse sur papier 21X30cm

Le Deuil (déc 1987)
craie grasse sur papier 21X30cm

S'il percutait son enfance (juin 1988)
craie grasse sur papier 21X30cm

Laurence et moi sommes installés tout près de la fac des lettres où je suis étudiant de luxe. Je suis élève-maître rémunéré et j'étudie les lettres. Je me lève tard, c'est la belle vie, cependant je dessine des visages torturés à la craie grasse.

mardi 18 octobre 2011

Faudra bronzer un peu


Faudra bronzer un peu. dessin à l'encre 16X23cm
Ce dessin raconte ma rencontre avec Laurence, ou plutôt le jour où nous avons eu notre première aventure en commun.
Quand je l'ai tracé, notre relation semblait avortée, mais j'avais le sentiment que, même si tout s'arrangeait entre nous, elle n'aurait pas à s'en féliciter, et moi, de mon côté je me sentais pris comme à un piège, comme si cette relation, que j'appelais de mes vœux, allait contrarier en compensation mes aspirations les plus chères.
Le titre rappelle une phrase que je lui ai dite lors de notre première après-midi, et que j'ai regretté par la suite. Le dessin est au rotring (rapidographe). Ce n'est certainement pas du grand art, mais j'ai raconté notre promenade au pied des volcans, nos embrassades, sur le fauteuil du salon, les vacances que nous projetions de faire ensemble, et puis l'échec probable de notre relation...
Par la suite nous nous sommes retrouvés, nous sommes installés ensemble. Nous nous sommes même mariés en juin 1988 et à cette occasion ce dessin est devenu une toile (un carton entoilé) sur lequel j'ai beaucoup travaillé, en reprenant tous les éléments du dessin primitif. J'ai repris de nombreuses fois mon ouvrage, suivant mon habitude, parfois à des mois de distance.


15. Faudra bronzer un peu. huile sur carton entoilé 55X46cm (1988-1990)

Autoportrait en Paul Mc Cartney


14. Autoportrait en Paul MC Cartney. Je me suis représenté avec la coupe de cheveux de mon idole, ayant autour du cou le foulard couleur tabac emprunté à mon père. Je me suis fait la moue butée du type bien décidé à échouer quoi qu'il arrive. Dans le fond, malgré un traitement assez rudimentaire, c'est un portrait qui fait assez bien ressortir la psychologie du modèle.

Les cinq masques


13. Les Cinq Masques, huile sur toile sur châssis 41X33cm. Cette toile a été peinte à Cébazat, chez mes parents, au début de 1985 alors que j'étais "normalien" c'est à dire élève instituteur.

Lundi 25 fév 85 : La grippe ne me laisse pas le loisir de lire, aussi, je peins, en écoutant France Culture, toute l'après-midi. J'ai achevé le tableau des Cinq masques
(extrait de mon journal)