mardi 6 mars 2012

Visage de bouffon violet

23. Visage de bouffon violet ou profil de bouffon mauve (au choix)
Huile sur toile sur châssis 27X19
Ce petit tableau est atypique dans ma production personnelle. Une amie aurait voulu que je lui fasse "le même, en vert sapin", mais je ne trouvai jamais le temps de l'exécuter.

vendredi 24 février 2012

La Vie de Province

22. La Vie de province 1989.
huile sur carton entoilé 46X38cm.
Ce carton est la reprise d'un dessin au crayon redécoupé par la suite (Voir ci-dessous). Le personnage en rouge est la reprise de l'autoportrait, mâtiné d'un personnage de Paul Klee.
C'est une allégorie de la vie de Province, comme son nom l'indique. Le personnage de gauche avale une couleuvre; dans la version initiale il avait une télévision enfoncée dans le crâne, ce qui revient au même. La tête du personnage central se confond avec le Puy de dôme, qui est, pour ceux qui l'ignorent à la fois le nom du principal volcan de la chaîne des puys et celui de notre département. Ce personnage n'a pas de bouche car les provinciaux n'ont pas "voix au chapitre". C'est peut-être aussi une première allusion inconsciente à la langue occitane, à "l'aliénation linguistique". Le personnage en rouge regarde en dehors de la scène, vers Paris, le lieu de la consécration (ou de l'échec) artistique.

crayon sur papier 20X25cm

Autoportrait avec danseuse nue 1989. crayon et encre 18X 13cm
La danseuse à la barre symbolise le travail nécessaire à l’accomplissement de l’œuvre, (aspect difficile à assumer), la beauté et le nécessaire désir de beauté.

Cathédrale de Clermont (1989?) crayon graphite sur papier 18X15cm

Ces croquis ont été effectués d'après des cartes postales. La cathédrale de la "noble cité Arverne" est du XIII ème siècle. Lorsque nous rentrions de nos vacances à Saint-Céré, c'était un spectacle fascinant en descendant la côte de la Baraque et celle de Durtol, de la voir se dresser, toute noire au milieu des toits rouges de la ville.
Les flèches de la cathédrale symbolisent Clermont. Je fus très surpris d'apprendre par la suite qu'elles n'ont été élevées qu'en 1866, sous la direction de Viollet le Duc. La pierre de Volvic avec quoi elle fut construite ("andésite") est très résistante et on ne distingue pas de différence bien que les flèches soient plus récentes de quelques siècles que le reste du bâtiment.

Cathédrale de Clermont (1989?) crayon graphite sur papier 18X15cm

samedi 14 janvier 2012

Vue de la place du Mercadial à Saint-Céré


21.Vue de la place du Mercadial à Saint-Céré 1988 Huile sur carton entoilé 41X33 cm. Cet hommage à la ville d'origine de ma famille, fut peint d'après une carte postale, c'est le premier tableau de paysage urbain que j'aie effectué. Il s'agissait pour moi de me confronter à ce cadrage classique, qui est un archétype de la "vue" touristique. J'avais l'intention de le peindre au couteau et certaines parties sont ainsi traitées, mais ce procédé m'a paru rapidement très limité.

mardi 3 janvier 2012

Manifeste youplaboumiste


Nu couché sur le dos pastel à l'huile sur papier 30X24cm juin 1988

20. Manifeste youplaboumiste huile sur carton entoilé
41X27cm 1988

Le nu féminin, d'imagination, m'a très tôt attiré, me paraissant à tort ou à raison plus digne de considération que les habituels paysages, natures mortes et animaux familiers que je voyais dans les expositions locales, pour lesquelles j'avais le plus grand mépris. A dire le vrai je ne fréquentais aucun peintre, même amateur, même du dimanche. J'étais absolument autodidacte, me renseignant surtout par des lectures, et même si j'avais évidemment profité des cours dispensés au collège, et de ceux, facultatifs, du Lycée. Le problème du fond se posait régulièrement. Quel que soit le thème abordé, je répugnais à brosser un fond neutre et insignifiant. Ici, on a une vague référence, à l'arrière plan, à la peinture suprématiste, qui était en vogue dans les médias et m'intéressait assez.

Si j'avais été assez surpris par la relative réussite de mon nu sur le dos au pastel à l'huile, je fus assez déçu par son équivalent au pinceau, lequel, avec le flou artistique, avait perdu son aura romantique. Le titre fait référence à une chanson de Serge Lama ayant trait à la prostitution. En changeant de technique, mon œuvre m'avait échappé d'une façon déplaisante, j'étais mécontent d'avoir perdu dans la peinture, beaucoup de ce qui faisait le charme du dessin.